
Formation des demandeurs d’emploi : et si l’alternance était une partie de la solution ?
Formation des demandeurs d’emploi : et si l’alternance était une partie de la solution ?
Les financements publics consacrés à la formation des demandeurs d’emploi se resserrent. Pour les personnes qui souhaitent se former, se reconvertir ou acquérir une qualification, cela pose une question très concrète : faut-il attendre qu’une formation soit financée pour avancer dans son projet professionnel ?
Pas nécessairement.
Il existe une voie encore trop souvent associée uniquement aux jeunes qui sortent de l’école : l’alternance.
Apprentissage, contrat de professionnalisation, reprise d’études, reconversion professionnelle, acquisition d’une qualification ou d’un titre professionnel : selon votre âge, votre situation et votre projet, plusieurs possibilités peuvent être étudiées.
Chez ISEAH® FORMATION, nous le constatons sur le terrain : l’alternance mérite d’être envisagée beaucoup plus largement comme une voie d’accès à la qualification et à l’emploi.
Les financements de la formation des demandeurs d’emploi se contractent
Le 24 septembre 2026, Alternatives Économiques rapporte que l'État a annoncé aux Régions qu'il ne cofinancerait plus leur politique de formation des demandeurs d'emploi en 2027.
Selon les données rapportées par le média, les dotations de l'État aux régions seraient passées de plus d'un milliard d'euros en 2025 à 527 millions d'euros en 2026, avant la suppression annoncée de cet abondement en 2027.
Cette évolution intervient après plusieurs années de mobilisation de financements publics importants dans le cadre du Plan d'investissement dans les compétences.
Pour les demandeurs d'emploi, la conséquence potentielle est très concrète : moins de financements peut signifier moins de places disponibles sur certaines formations ou des choix davantage concentrés sur certains métiers et certains besoins territoriaux.
Mais cela ne signifie pas qu'il faut renoncer à se former.
Il faut aussi regarder les autres voies possibles. Et l'alternance en fait partie.
L’alternance n’est pas réservée aux jeunes de 18 ou 20 ans
C'est probablement l'une des idées reçues que nous rencontrons le plus souvent.
« Je suis trop âgé pour faire de l'alternance. »
« J'ai déjà travaillé, ce n'est plus pour moi. »
« J'ai plus de 30 ans, je ne peux plus être alternant. »
« Je suis demandeur d'emploi, je dois forcément attendre un financement de France Travail ou de la Région. »
Ces affirmations sont trop générales.
En France, l'alternance repose principalement sur deux contrats différents : le contrat d'apprentissage et le contrat de professionnalisation.
Et leurs conditions d'accès ne sont pas les mêmes.
Le contrat d'apprentissage
Le contrat d'apprentissage est normalement accessible de 16 à 29 ans révolus.
Des exceptions permettent toutefois de dépasser cette limite d'âge dans certaines situations, notamment pour certains parcours successifs, les personnes bénéficiaires de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, les sportifs de haut niveau ou certains projets de création ou de reprise d'entreprise.
L'apprentissage permet d'alterner formation en CFA et expérience professionnelle en entreprise tout en bénéficiant d'un contrat de travail.
Le contrat de professionnalisation
C'est ici que beaucoup de personnes passent à côté d'une possibilité.
Le contrat de professionnalisation est notamment accessible :
aux jeunes de 16 à 25 ans révolus souhaitant compléter leur formation initiale
aux demandeurs d'emploi âgés de 26 ans et plus
aux bénéficiaires de certains minima sociaux ou dispositifs spécifiques
Un demandeur d'emploi de 32 ans, 38 ans, 45 ans ou 52 ans peut donc, sous réserve de remplir les conditions du dispositif et de trouver une entreprise, être éligible à un contrat de professionnalisation.
L'âge ne suffit donc jamais, à lui seul, pour conclure : « l'alternance, ce n'est plus pour moi ».
Vous avez déjà un diplôme ? Cela n'exclut pas automatiquement l'alternance
Autre idée reçue : l'alternance serait destinée uniquement aux personnes sans diplôme.
Là encore, il faut examiner la situation individuellement.
Un parcours en alternance peut correspondre à différents objectifs professionnels : se qualifier sur un métier, obtenir une certification professionnelle, changer de secteur, développer de nouvelles compétences, préparer une évolution professionnelle, ou retrouver un emploi par une formation directement articulée avec les besoins d'une entreprise.
Le niveau de formation initial intervient notamment dans certaines règles de rémunération du contrat de professionnalisation. Il ne signifie pas pour autant qu'une personne déjà diplômée doit automatiquement renoncer à étudier cette possibilité.
Se former et travailler en même temps
C'est l'un des intérêts majeurs de l'alternance.
Vous ne suivez pas uniquement une formation avant d'espérer trouver ensuite un employeur.
L'entreprise fait partie du parcours.
L'alternant est salarié. Il bénéficie d'un contrat de travail, perçoit une rémunération et partage son temps entre l'entreprise et la formation.
Cette articulation permet de développer des compétences directement confrontées aux réalités du métier.
Pour une personne en reconversion ou en recherche d'emploi, cette dimension change considérablement la logique du parcours : la qualification et l'expérience professionnelle se construisent simultanément.
À 30, 40 ou 50 ans, pourquoi étudier le contrat de professionnalisation ?
Parce qu'une reconversion professionnelle ne s'arrête pas à 29 ans.
Un salarié expérimenté peut avoir besoin d'acquérir de nouvelles compétences.
Un demandeur d'emploi peut vouloir changer complètement de métier.
Une entreprise peut préférer recruter une personne motivée et la former progressivement à ses méthodes, ses outils et son environnement.
Le contrat de professionnalisation a précisément pour objectif de favoriser l'insertion ou le retour à l'emploi des jeunes et des adultes.
Pour les personnes âgées de 26 ans et plus éligibles, la rémunération minimale correspond au SMIC ou, lorsqu'il est plus favorable, à 85 % de la rémunération minimale conventionnelle applicable. Une convention collective ou l'employeur peut également prévoir une rémunération supérieure.
« Je dois d'abord demander à France Travail de financer ma formation »
Pas nécessairement.
France Travail joue évidemment un rôle important dans l'accompagnement et la formation des demandeurs d'emploi. Les Régions financent également des parcours de formation.
Mais ce ne sont pas les seules voies permettant de se former.
Lorsque le projet peut être réalisé en alternance, le raisonnement est différent : il faut vérifier l'éligibilité de la personne, identifier la formation adaptée, rechercher une entreprise susceptible de recruter et déterminer le contrat mobilisable.
Il ne faut donc pas attendre systématiquement l'ouverture d'une formation financée pour commencer à construire son projet.
L'alternance répond aussi aux besoins des entreprises
Le sujet ne concerne pas uniquement les candidats.
De nombreuses entreprises rencontrent des difficultés pour recruter des personnes disposant immédiatement de l'ensemble des compétences recherchées.
L'alternance permet d'aborder le recrutement différemment.
L'entreprise recrute un salarié et participe à sa montée en compétences pendant son parcours de formation.
Cette approche peut être particulièrement pertinente pour les métiers qui nécessitent une véritable pratique professionnelle et pour les secteurs confrontés à des besoins réguliers de recrutement.
Chez ISEAH® FORMATION, nous travaillons notamment sur des parcours liés au commerce, à la grande distribution, au management, aux ressources humaines et aux métiers de bouche.
Notre travail consiste également à mettre en relation les besoins des entreprises avec les projets professionnels des candidats.
Avant de conclure que vous n'avez droit à rien, vérifiez votre situation
Vous avez plus de 30 ans ?
Vous êtes demandeur d'emploi ?
Vous souhaitez changer de métier ?
Vous avez déjà un diplôme ?
Vous n'avez pas le niveau d'études demandé pour certains postes ?
Vous avez identifié une entreprise susceptible de vous recruter ?
Faites d'abord vérifier votre éligibilité.
Le bon dispositif dépend de plusieurs critères : votre âge, votre situation professionnelle, votre parcours, la qualification visée, le métier préparé, l'entreprise et les règles applicables au contrat envisagé.
Il n'existe donc pas une réponse identique pour tout le monde.
En revanche, écarter l'alternance uniquement à cause de son âge ou de son niveau d'études peut conduire à passer à côté d'une solution.
Formation professionnelle : ne restez pas dans l'attente d'un financement
Les dispositifs publics évoluent. Les budgets changent. Les priorités nationales et régionales aussi.
Votre projet professionnel, lui, mérite d'être étudié avec toutes les solutions disponibles.
Contrat d'apprentissage, contrat de professionnalisation, titre professionnel, CQP, reconversion professionnelle : commencez par vérifier ce qui est réellement possible dans votre situation.
ISEAH® FORMATION accompagne depuis 2011 les candidats et les entreprises dans la construction de parcours de formation en alternance.
Vous souhaitez savoir si vous pouvez suivre une formation en alternance ?
Testez votre éligibilité avec ISEAH® FORMATION.
Nous étudierons votre âge, votre situation, votre projet professionnel et la formation recherchée afin d'identifier les dispositifs qui peuvent réellement correspondre à votre situation.